Cette semaine dans mon jardin:
Affectés par la sècheresse, les feuillages ne produiront pas le spectacle automnal habituel. Les asters ne se
plaindront pas d'attirer toute notre attention
et ailleurs:
Que de temps perdu, quel gâchis d'énergie et d'intelligence ensevelie. Les juges, après avoir enquêté durant des années sur la disparition de Ben Barka, ont cru pouvoir lancer un mandat d'arrêt international pour le voir aussitôt annulé par le Parquet représentant la Justice d'Etat. Heureusement, Nicolas Sarkozy, conscient de cette gabegie, y a mis bon ordre et a décidé de supprimer le juge d'instruction le plus souvent trop préoccupé de justice pour le remplacer par le Parquet bien plus conforme aux souhaits des Autorités Politiques. Et pour parfaire le rendement du système judiciaire, Nicolas Sarkozy s'est proposé de désigner lui-même les coupables ainsi que la peine à appliquer, allant jusqu'à en réinventer une bien rigolote qu'est la pendaison au croc de boucher.
Arlette Chabot, qui a cru que la proximité avec le monde politique l'autorisait à plaisanter avec Nicolas Sarkozy, ne sait pas quand elle recevra sa lettre de cachet. Est-ce un effet de cette disgrâce, le ton du journal de 20h vient subitement de faire montre d'un peu moins de soumission et est allé jusqu'à proposer un reportage sur la mise en scène des déplacements du chef de l'Etat, couverts jusqu'à présent sans allusion critique. Voilà qui ne devrait pas arranger les sieurs Pujadas et Delahousse. Mais qu'était-il arrivé à ce dernier? Deux dimanches consécutifs sans pipole à flatter sur le plateau!
Etait-il vraiment nécessaire de faire appel à Mr Stiglitz pour définir de nouveaux indices de prospérité d'une Nation? Lorsque dans un pays, l'Etat décide de construire plus de places de prison que de chambres d'étudiant, nul besoin d'un prix Nobel pour constater que ce pays est malade de sa politique.
Telle la malheureuse souris tentant d'échapper aux griffes du gros matou qui s'en amuse, le malheureux afghan tente de fuir son pays occupé par l'armée française pour venir se faire matraquer par la police française en tentant de traverser la Manche. On a même vu a posteriori un matou venir s'en pourlécher les babines et faire part de son autosatisfaction, mais à vrai dire, il m'évoquait plutôt la hyène qu'un noble félin
C'est au nom de la Loi et de l'Etat de droit qu'Eric Besson a décidé d'évacuer manu militari les réfugiés démunis à Sangatte (Nicolas Sarkozy ne nous avait-il pas clamé antérieurement qu'il avait résolu le "problème Sangatte"?). Mais que vaut l'argument lorsque, dans un pays de droit, une loi votée par le parlement sur pression de Nicolas Sarkozy, est rejetée par ce même ministre sur pression du même Nicolas Sarkozy qui entre-temps a changé d'avis?
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