Cette semaine dans mon jardin:
Le feuillage qui servait de fond de décor se déplace à l'avant scène pour tirer sa révérence dans un superbe chatoiement de couleurs.
et ailleurs:
Mireille Mathieu dont, je l'avoue, j'avais oublié l'existence, s'est manifestée sur les ondes pour assurer entre deux vocalises la promotion d'un livre dont elle serait l'auteur ( les choses arrivent toujours là où on ne les attend pas). Egale à elle-même, très spontanément et sur son initiative, elle s'est empressée d'interpréter une chanson d' Edith Piaf. Mais là où Edith Piaf chantait avec ses « tripes » et et nous faisait frissonner, Mireille Mathieu minaude, rroucoule et aarrticule de manière insipide. La diction semble être sa seule préoccupation (et sa fierté). Comme si chanter relevait seulement de l'organe et qu'il suffisait de monter sur une scène pour être artiste!
Je ne peux que lui recommander l'écoute du nouveau CD de Cécilia Bartoli qui sait, au delà de sa virtuosité inouïe, transmettre l'émotion qui nous touche au fond de l'âme .
Dans le film I comme Icare (me semble-t-il), le professeur Laborit (me semble-t-il) faisait part de l'expérience suivante: Phase 1, on envoie une légère décharge électrique sur le sol d'une cage où est enfermé un rat; ceci provoque chez lui une réaction d'excitation. Phase 2, on augmente l'intensité électrique; le rat devient agressif et s'attaque à tout ce qui est à sa portée. Phase 3, on augmente à nouveau l'intensité; le rat devient immobile et s'enferme dans un état de prostration. En s'en prenant à la commission européenne à propos des délocalisations de HP, Jacques chirac semble en être à la phase 2 dans l'expérience ci-dessus, et il y a beaucoup de monde à vouloir jouer avec les manettes.
Il est parfaitement légitime de vouloir améliorer ses revenus, disposer d'un emploi stable, être correctement soigné, espèrer une retraite confortable... J'aimerais toutefois être convaincu que tous ceux qui défilaient cette semaine pour des revendications probablement justifiées appliquent bien ces préceptes à la nounou de leur enfant, qu'ils l'ont mensualisée bien au dessus du salaire minimum sans retenue de salaire les jours où, pour convenance personnelle, ils ne lui ont pas confié leu enfant, qu'ils assument toutes les charges sociales pour lui fournir une garantie maladie, une retraite heureuse, qu'ils lui accordent bien les congés payés qui lui sont dus, qu'ils lui règlent bien les dépassement d'horaire, qu'ils ont bien le souci de sa reconversion lorsque leur enfant n'aura plus besoin d'elle... J'aimerais aussi être convaincu que le soutien aux agents de la SNCM va bien jusqu'à retirer de son porte-monnaie chaque année le montant nécessaire à combler le déficit.
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