Hiérarchie, tibia et cochonou

Cette semaine dans mon jardin:
Si l'hiver a dénudé les branches, il faut s'approcher du sol pour découvrir un florilège de formes et couleurs.
et ailleurs
Alain Bernard a été désigné sportif de l'année par un aréopage de journalistes spécialisés. Même là où il n' y a pas confrontation, notre monde médiatisé éprouve le besoin d'en inventer et de créer des hiérarchies artificielles. Mais à quoi et à qui peut donc bien servir un "sportif de l'année"? Considérant le rôle qu'il a pris dans de récentes élections, à quand la désignation du plombier de l'année?
Suite à un mouvement de mécontentement, les liaisons SNCF seraient perturbées au départ de la gare St Lazare. Peut-être faut-il rappeler aux cheminots que la jurisprudence dite "Alliot-Marie" assimile toute interruption de circulation des trains à un acte de terrorisme justifiant l'application de lois d'exception autorisant l'enfermement même sans preuve.
S'il fallait une preuve que la femme est bien l'inférieure de l'homme, il suffit de suivre les actualités et constater que si l'on fait grand cas de l'emprisonnement du l'ultra-dangereux ultra-chef de l'ultra-gauche Julien Coupat, le sort identique dévolu à son amie Yildune Lévy ne revêt pas et de loin la même importance médiatique.
Illustré de reportages sonores et télévisuels quotidiens, le sauvetage du navigateur accidenté a fait la une et le sujet principal de la plupart des journaux. Mais bien que les faits divers soient devenus l'essentiel des infos, prévenons tout de suite les frustrés en quête de notoriété qu' un tibia brisé en navigation sera toujours plus glorieux que de verser dans le fossé avec son tracteur.
Finalement TF1 n'aura pas retransmis cette année la messe de minuit du Vatican, ce qui a, parait-il, rendu le Pape fort marri. Mais, comble pour un pape, il ne semble guère conciliant et peu disposé aux concessions qu'exige une grande télévision moderne. Je ne serais pas étonné qu'il ait refusé de porter sur sa chasuble, comme pouvait le prévoir le cahier des charges, les logos "Cochonou" ou "Fleury-Michon", ou qu'il ait rejeté la pause publicitaire juste avant l'élévation, moment pourtant le plus propice. On ne peut s'en prendre qu'à soi lorsqu'on met si peu de bonne volonté.
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