Le penstemon et les mésaventures de citoyens ordinaires

Cette semaine dans mon jardin:
Le penstemon propose ses dernières fleurs devant l'acer qui a revêtu ses couleurs d'automne
et ailleurs:
Une personne (très) proche de mon entourage a du régler une contravention en Janvier dernier malgré la lettre de contestation qu'elle avait envoyée sans conviction: que pouvait-elle attendre d'une Justice qui, si l'on se fie aux témoignages, donne systématiquement raison à la police même dans les cas graves avec des charges accablantes ? Etat partial?
Le timbre de 90€ fut donc apposé et la contravention envoyée. Certaine de son infaillibilité, l'Administration vient d'en demander le paiement d'un montant de 375€ par courrier teinté de menace: le montant sera majoré de 10% à défaut de règlement sous quelques jours. Etat usurier?
Mais que peut prouver le talon (qui par chance avait été conservé) si ce n'est qu'il comporte bien à ce jour un timbre fiscal ? L'Administration a inventé un moyen de paiement dont on ne peut prouver le règlement. Etat incompétent?
Toujours conserver un maximum de traces du paiement de ses éventuelles contraventions. Cette précaution est nécessaire à défaut d'être suffisante (il est possible d'utiliser la fonction "recommander" au bas de la colonne de droite de ce blog pour prévenir ses proches concernés: je n'ai rien contre la publicité).
Une autre personne (très) proche de mon entourage avait reçu, il y a un an, un courrier de cette même Administration, sise à Lisieux en l'occurence, lui spécifiant qu'à la suite de certains recoupements, il avait été démontré sa situation de concubinage, élément non signalé dans sa déclaration d'impôt. De manière péremptoire, elle était sommée de retourner immédiatement le document corrigé en rappelant les peines auxquelles elle s' exposait pour fausse déclaration.
Bien étonnée de se voir affublée d'un concubin à 80 ans, et après avoir vérifié sous le lit et dans les placards qu'il n'y avait aucune présence suspecte, elle s'enquit auprès de l'Administration des explications à ce courrier. Il s'avéra qu'un vieil homme du voisinage, sans doute un dangereux anarchiste, avait mal écrit le numéro de son appartement dans sa propre déclaration, ce qui avait entraîné cette confusion. Avec beaucoup d'insistance, tout juste obtint-elle un vague borborygme en guise d'excuse.
Pour ménager les personnes un peu plus fragiles, peut-être pourrait-on proposer à nos Administrations un usage plus fréquent du conditionnel. Mais ce serait perdre la petite parcelle de pouvoir si précieuse aux êtres médiocres.